A Way a Lone II

1981, Toru Takemitsu

Le titre de l'œuvre  est tiré d'un passage de Finnegans Wake de James Joyce : The keys to Given ! A way a lone a last a loved a long the riverrun.
 
C'est la deuxième des trois œuvres que Takemitsu compose sur commande en relation avec Joyce dans ce que Takashi Funayama identifie comme le « triptyque Finnegan's Wake – les deux autre étant Far calls, coming, far ! pour violon et orchestre  et  Riverrun pour piano et orchestre.

Takemitsu voit un lien entre le rêve de Finnegan et l’image de « l’eau féconde » illustrée de diverses manières également dans son cycle Waterscape qui regroupe une quinzaine de partitions. L'image d'un  « fleuve musical qui avance vers la mer tonale » se développe chez lui et aboutit à l’idée de la « mer des tonalités » caractérisée ici par l’omniprésence du motif SEA traduite musicalement par une cellule de trois sons correspondant aux trois lettres du mot  (mi bémol – mi – la) visant à établir un lien entre les continents et les cultures. Dans le contexte ambiant du post-modernisme, la position de Takemitsu consistait donc à réintégrer une forme de consonance générale qui tranchait avec les harmonies et les gestes plus âpres (mais plus inventifs) qu’il pratiquait auparavant. A Way a lone II est la transcription pour orchestre à cordes du quatuor à cordes éponyme, commande du Quatuor de Tokyo pour son dixième anniversaire et créée au Carnegie Hall en février 1981.

Texte de William Blank
 

Concert SMC Lausanne: