Quatuor à cordes no 1

2001 - Création mondiale, Daniel Eisler

Dès ses premières palpitations, l’œuvre nous confronte à l’instabilité intrinsèque de l’être-au-monde – ce qu’est, symboliquement, le son au silence – instabilité qui se projette sur d’autres niveaux, conquiert d’autres registres. Notes courtes, notes longues, continuité et discontinuité s’affrontent, alors que la volonté s’efforce de concilier les contraires. La conscience s’interroge et de la question naît le troisième élément : les pizzicati qui s’affirment comme structure temporelle venant se superposer aux précédentes. Les syncopes finales marquent l’acceptation consciente et convaincue d’une ambiguïté fondamentale, le paradoxe du temps, initialement perçue comme aliénante, ainsi que les limites de la liberté. Pour l’auditeur, la pièce peut maintenant se poursuivre dans un silence qui fait sens. (Christophe Herzog)

Concert SMC Lausanne: