Oeuvres
Leçons de ténèbres (2015 / 2025)
Patricia Alessandrini + Biographie
pour ensemble
création suisse de la nouvelle version
Patricia Alessandrini, Leçons de ténèbres pour ensemble (2015/2025)
Dans la lignée de Palestrina, Lassus, Talllis et Couperin, Patricia Alessandrini compose des Leçons de ténèbres, dont le propos reprend les lamentations de Jérémie face à la destruction de Jérusalem par les Babyloniens. En l’occurrence, la compositrice conserve uniquement les lettres hébraïques qui constituent l’incipit de chaque verset latin de la pièce éponyme de François Couperin (1714). Elles contiennent selon elle, l’essence du texte qu’elles précèdent.
Le dialogue avec l’ancien infuse l’œuvre. Des traces du passé sont transmises au sein de l’ensemble et entrent en résonance parmi les différents interprètes. L’électronique, émise par des transducteurs, contribue aussi au mélange des époques. C’est le pianiste qui en contrôle une partie via un clavier MIDI et exécute des gestes inspirés des Etudes pour piano de Ligeti (1985-2001). Combinée aux techniques de jeu non conventionnelles (extended techniques), le résultat global a pour but de masquer les timbres individuels et d’obtenir un « méta-instrument » uni. La nouvelle version a précisément apporté des changements dans l’orchestration.
Texte : Christophe Bitar
Dans la lignée de Palestrina, Lassus, Talllis et Couperin, Patricia Alessandrini compose des Leçons de ténèbres, dont le propos reprend les lamentations de Jérémie face à la destruction de Jérusalem par les Babyloniens. En l’occurrence, la compositrice conserve uniquement les lettres hébraïques qui constituent l’incipit de chaque verset latin de la pièce éponyme de François Couperin (1714). Elles contiennent selon elle, l’essence du texte qu’elles précèdent.
Le dialogue avec l’ancien infuse l’œuvre. Des traces du passé sont transmises au sein de l’ensemble et entrent en résonance parmi les différents interprètes. L’électronique, émise par des transducteurs, contribue aussi au mélange des époques. C’est le pianiste qui en contrôle une partie via un clavier MIDI et exécute des gestes inspirés des Etudes pour piano de Ligeti (1985-2001). Combinée aux techniques de jeu non conventionnelles (extended techniques), le résultat global a pour but de masquer les timbres individuels et d’obtenir un « méta-instrument » uni. La nouvelle version a précisément apporté des changements dans l’orchestration.
Texte : Christophe Bitar
Concerts SMC Lausanne
Lundi 26 Janvier 2026 (Saison 2025-2026)
Ensemble Schallfeld
+ Programme complet
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