Oeuvres
Jammerorgel (2017)
Benjamin Scheuer + Biographie
pour ensemble, performer et samples
création suisse
Benjamin Scheuer, Jammerorgel pour ensemble, performer et samples (2017)
« Des cris rauques aux cantilènes exagérément plaintives », voici l’ambitus de la machine sonore qu’est le Jammerorgel, un méta-instrument reposant sur des bruits et des sons, directs ou enregistrés. L’ensemble des instruments traditionnels (violon, violoncelle, clarinette, flûte) est complété par une panoplie d’instruments exotiques dont, en vrac : une scie musicale, des fleurs de lotus, des harmonicas, un stylophone (un petit synthétiseur qui se joue au stylet) ou encore un otamatone (un instrument japonais en forme de croche, qui permet notamment de produire un effet wah-wah). Tous ces instruments se ressemblent par leur habilité à produire des glissandos ou des mélodies sur un continuum de hauteurs. De plus, le compositeur souligne que « leurs mouvements ont un style semblable à celui de la parole ; ils gémissent, se lamentent, chuchotent, conjurent et hurlent. »
Derrière cette esthétique qui vénère les sons monstrueux, on retrouve les prémices du parlé-chanté (Sprechgesang), porté aux nues dans Pierrot lunaire (1912) de Schoenberg. S’il y a bien une hauteur absolue, il n’y a pas de véritable de hauteur fixée, ce qui floute les contours de la mélodie. L’emploi du sampler permet de dépasser le Sprechgesang et atteindre une caricature sonore anthropomorphique, faite d’onomatopées de créatures imaginaires. Les fragments utilisés, à la manière des impulsive songs, constituent des bribes d’improvisations vocales et instrumentales et forment l’épine dorsale de l’œuvre. Le discours global s’articule autour de cet axe à partir duquel les instrumentistes réagissent en temps réel. Benjamin Scheuer aime à exploiter le domaine « exagéré et grotesque » dans lequel évolue la musique, une sorte de folie qui est plus proche de l’être humain et de ses tares.
Texte : Christophe Bitar
« Des cris rauques aux cantilènes exagérément plaintives », voici l’ambitus de la machine sonore qu’est le Jammerorgel, un méta-instrument reposant sur des bruits et des sons, directs ou enregistrés. L’ensemble des instruments traditionnels (violon, violoncelle, clarinette, flûte) est complété par une panoplie d’instruments exotiques dont, en vrac : une scie musicale, des fleurs de lotus, des harmonicas, un stylophone (un petit synthétiseur qui se joue au stylet) ou encore un otamatone (un instrument japonais en forme de croche, qui permet notamment de produire un effet wah-wah). Tous ces instruments se ressemblent par leur habilité à produire des glissandos ou des mélodies sur un continuum de hauteurs. De plus, le compositeur souligne que « leurs mouvements ont un style semblable à celui de la parole ; ils gémissent, se lamentent, chuchotent, conjurent et hurlent. »
Derrière cette esthétique qui vénère les sons monstrueux, on retrouve les prémices du parlé-chanté (Sprechgesang), porté aux nues dans Pierrot lunaire (1912) de Schoenberg. S’il y a bien une hauteur absolue, il n’y a pas de véritable de hauteur fixée, ce qui floute les contours de la mélodie. L’emploi du sampler permet de dépasser le Sprechgesang et atteindre une caricature sonore anthropomorphique, faite d’onomatopées de créatures imaginaires. Les fragments utilisés, à la manière des impulsive songs, constituent des bribes d’improvisations vocales et instrumentales et forment l’épine dorsale de l’œuvre. Le discours global s’articule autour de cet axe à partir duquel les instrumentistes réagissent en temps réel. Benjamin Scheuer aime à exploiter le domaine « exagéré et grotesque » dans lequel évolue la musique, une sorte de folie qui est plus proche de l’être humain et de ses tares.
Texte : Christophe Bitar
Concerts SMC Lausanne
Lundi 26 Janvier 2026 (Saison 2025-2026)
Ensemble Schallfeld
+ Programme complet
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