Oeuvres
Laughing Gas (2021)
Vladimir Gorlinsky + Biographie
pour ensemble amplifié
Vladimir Gorlinsky, Laughing Gas pour ensemble amplifié (2021)
Laughing Gas invite à considérer les instruments comme des voix, qui s’exprimeraient telle une volière au travers des expirations et sifflements des interprètes, dont l’échauffement et les connexions durant la performance participent pleinement à la musique. Ces souffles proviennent tant des musiciens que de leurs instruments. Ricochets sur les cordes, glissandos bruités au piano, sifflement via un jeu d’archet perpendiculaire continuent une exploration d’un contrepoint bruitiste, représenté par le jeu d’un orgue de barbarie (barrel-organ), qui vient unifier l’improvisation collective.
Pour Vladimir Gorlinsky, ce type d’écriture répond tout d’abord au passage d’un travail approfondi de l’écriture pour la voix au retour aux instruments. En effet, pendant plusieurs années, le compositeur a collaboré avec l’ensemble N’Caged où il a exploré l’univers de la voix et les aspects sonores du corps humain. Or, composer pour plusieurs instruments revient à s’affranchir des personnalités individuelles pour lesquelles on écrit. Alors, pour rendre plus douce sa transition compositionnelle avec l’ensemble instrumental Recherche, il a exporté son bagage vocal et traité les instruments comme des « voix étranges ». Ainsi, un hautboïste sera perçu comme un musicien en forme de hautbois, qui chanterait lorsqu’il joue de son instrument comme on l’entend traditionnellement.
A travers les différentes pages, au matériau musical contrastant, les musiciens sont invités à communiquer entre eux sous la forme d’expressions inhabituelles, pour guider l’improvisation collective. Différents « nuages performatifs » intègrent des réactions et éléments pseudo-vocaux qui agissent en contrepoint des parties instrumentales. Dans cette improvisation, chaque musicien a la liberté de se libérer momentanément du son, tout en suivant la mélodie mentalement, puis de revenir à tout moment opportun. C’est comme l’effet d’un gaz hilarant qui expliquerait la connivence entre les différents instruments. Gorslinsky écrit à ce sujet : « Je crois que toute improvisation est une sorte de gaz hilarant : pour une raison étrange, nous communiquons entre nous dans un langage inhabituel. Il semble y avoir une connexion, mais il est difficile d’affirmer concrètement ce qui se cache derrière. »
Textem : Christophe Bitar
Laughing Gas invite à considérer les instruments comme des voix, qui s’exprimeraient telle une volière au travers des expirations et sifflements des interprètes, dont l’échauffement et les connexions durant la performance participent pleinement à la musique. Ces souffles proviennent tant des musiciens que de leurs instruments. Ricochets sur les cordes, glissandos bruités au piano, sifflement via un jeu d’archet perpendiculaire continuent une exploration d’un contrepoint bruitiste, représenté par le jeu d’un orgue de barbarie (barrel-organ), qui vient unifier l’improvisation collective.
Pour Vladimir Gorlinsky, ce type d’écriture répond tout d’abord au passage d’un travail approfondi de l’écriture pour la voix au retour aux instruments. En effet, pendant plusieurs années, le compositeur a collaboré avec l’ensemble N’Caged où il a exploré l’univers de la voix et les aspects sonores du corps humain. Or, composer pour plusieurs instruments revient à s’affranchir des personnalités individuelles pour lesquelles on écrit. Alors, pour rendre plus douce sa transition compositionnelle avec l’ensemble instrumental Recherche, il a exporté son bagage vocal et traité les instruments comme des « voix étranges ». Ainsi, un hautboïste sera perçu comme un musicien en forme de hautbois, qui chanterait lorsqu’il joue de son instrument comme on l’entend traditionnellement.
A travers les différentes pages, au matériau musical contrastant, les musiciens sont invités à communiquer entre eux sous la forme d’expressions inhabituelles, pour guider l’improvisation collective. Différents « nuages performatifs » intègrent des réactions et éléments pseudo-vocaux qui agissent en contrepoint des parties instrumentales. Dans cette improvisation, chaque musicien a la liberté de se libérer momentanément du son, tout en suivant la mélodie mentalement, puis de revenir à tout moment opportun. C’est comme l’effet d’un gaz hilarant qui expliquerait la connivence entre les différents instruments. Gorslinsky écrit à ce sujet : « Je crois que toute improvisation est une sorte de gaz hilarant : pour une raison étrange, nous communiquons entre nous dans un langage inhabituel. Il semble y avoir une connexion, mais il est difficile d’affirmer concrètement ce qui se cache derrière. »
Textem : Christophe Bitar
Concerts SMC Lausanne
Lundi 27 Avril 2026 (Saison 2025-2026)
Ensemble Lemniscate
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